La révolution de l’imprimerie
La naissance de la presse
- À la fin du XVe siècle naissent les premières feuilles volantes imprimées.
- Il faut attendre le XVIIe siècle pour voir la naissance de la presse en tant qu’industrie, inscrite dans une périodicité fixe (en général hebdomadaire) et utilisant l’imprimerie pour multiplier ses exemplaires.
- Dès la Révolution française, les journaux parisiens se multiplient. La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, dans son article 11, définit les grands principes de la liberté d’opinion et de la liberté d’expression.
La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.
- Les journaux quotidiens parviennent à une diffusion importante : plus de 160 000 exemplaires en 1791, sans compter les journaux des départements.
L’âge d’or de la presse écrite au XIXe siècle
- Le XIXe siècle est l'ère du journal pour tous. La presse acquiert une sorte de monopole dans la transmission des nouvelles, dans l'expression des opinions et dans la vulgarisation des connaissances, des idéologies et des modes de toute nature.
- La fabrication n’est plus artisanale mais industrielle.
- L’impression sur cylindre, les rotatives et l’utilisation de la vapeur augmentent la cadence des presses mécaniques.
- Il faut attendre l’extrême fin du XIXe siècle pour voir :
la linotype s’installer dans les imprimeries ;
l’électricité être employée comme force motrice des rotatives ;
le papier de bois remplacer le papier de chiffon.
- La conquête de nouveaux lecteurs, permise par les progrès techniques et la progression du taux d’alphabétisation en France (qui atteint 95 % à la fin du XIXe siècle) donne naissance à l’expression « âge d’or de la presse ».
Les quotidiens récoltent donc les fruits du long processus de création d’écoles depuis les lois Guizot jusqu’aux lois de Jules Ferry.